Participants

Le couple donneur

Souvent parentes ou amies d’un couple demandeur, ce sont des femmes volontaires, de moins de 36-37 ans, ayant l’expérience de la maternité. L’accord de leur conjoint est nécessaire si celles-ci vivent en couple.

Lors d’une première consultation, les modalités et la technique de don d’ovocytes sont abordées, les antécédents médicaux et les caractères physiques relevés (couleur de peau, cheveux et yeux, rapport poids/taille).

Pour le couple donneur un entretien systématique auprès du psychologue ou médecin psychothérapeute du service est demandé. Ces entretiens sont renouvelables à la demande.

Pour la femme donneuse un examen clinique avec frottis de dépistage est pratiqué, ainsi que des examens complémentaires (groupe Rhésus, sérologies pour la détection du SIDA, de l’HTLV 1 et 2, des hépatites B et C, de la syphilis, du cytomégalovirus; dosages hormonaux et échographie pelvienne). Une enquête génétique avec caryotype sera réalisée par un médecin clinicien et/ou généticien ainsi qu’une consultation avec un médecin anesthésiste.

En fin de consultation, un imprimé d’accord, révocable à tout instant par l’un ou l’autre des deux membres du couple donneur, est proposé pour signature à la donneuse potentielle et à son conjoint. Elle se voit alors attribuer un numéro d’anonymat.

Si la détermination de celle-ci persiste et qu’aucune contreindication n’a été relevée, la donneuse va subir une stimulation ovarienne en vue d’un prélèvement ovocytaire selon divers protocoles thérapeutiques entrant dans le cadre d’une fécondation in vitro avec réalisation de sérologies virales de contrôle au premier jour de la stimulation ovarienne.

De façon générale, la stimulation ovarienne est réalisée par des injections sous-cutanées quotidiennes d’hormones et dure en moyenne 10 à 12 jours.

Durant cette période, une surveillance hormonale et échographique est nécessaire pour juger:
• de la qualité de la croissance et de la maturation folliculaire,
• de la quantité des doses d’hormones stimulantes à injecter,
• de la date et de l’heure du déclenchement de l’ovulation.

L’ovulation est obtenue par une injection-intramusculaire ou sous cutanée de gonadotrophines chorioniques lorsque la maturité folliculaire est acquise. Cette surveillance demande une disponibilité de 3 à 4 demi-journées en moyenne au cours du cycle de stimulation.

La ponction s’effectue sous échographie par voie vaginale avec une analgésie simple ou rarement une anesthésie générale. Le prélèvement dure moins de dix minutes, la surveillance consécutive environ trois heures. Il s’agit d’une hospitalisation de jour (entrée le matin, sortie en fin de matinée ou début d’après-midi).

Le couple receveur

Le médecin relèvera les mêmes antécédents médicaux et caractéristiques physiques chez la donneuse et la receveuse : couleur de peau, de cheveux, d'yeux et rapport poids/taille. On réalisera également un groupe sanguin et parfois une enquête génétique ainsi qu'un caryotype. Toutes ces caractéristiques physiques et biologiques seront également notées pour ce qui concerne le conjoint de la receveuse. Comme pour toute technique d'Assistance Médicale à la Procréation intra conjugale, une prise de sang sera réalisée chez les deux membres du couple receveur pour éliminer une possible maladie infectieuse (Hépatites B et C, SIDA, syphilis).

Afin d'estimer le pouvoir fécondant du sperme du conjoint receveur, on réalisera un spermogramme, un spermocytogramme, une spermoculture et tout autre examen supplémentaire éventuellement nécessaire.

Enfin une étude de la qualité de la muqueuse utérine sera réalisée chez la receveuse, étude qui sera éventuellement suivie par un traitement afin d'optimiser les chances de succès d'implantation du ou des embryons qui seront transférés ultérieurement. A l'issue de la première consultation, le couple receveur signera une demande d'inclusion dans le protocole de don d'ovocyte, demande d'inclusion qui devra être confirmée un mois plus tard, comme l'exige la loi française actuelle.

Statistiques

Le manque important de donneuses explique l'augmentation du délai d'attente qui est de deux ans et demi en moyenne. Seulement 50 % des couples receveurs se verront attribuer des ovocytes.

La liste des couples receveurs en attente d'attribution d'ovocytes est en augmentation. Depuis le début, 7 % seulement des couples inscrits dans les centres ont pu avoir un enfant. De 1994 à 1997, le nombre de couples ayant bénéficié d'un transfert d'embryon obtenu par don d'ovocytes a été de 544 pour 1360 demandes. 127 enfants sont nés chez 99 couples. 19 % des couples ayant bénéficié d'un transfert d'embryon a au moins un enfant à terme.

En Ukraine la notion «liste d’attente » n’existe pas grâce aux programmes efficaces menés par les centres médicales.

La consultation psychologique :

La réglementation impose que tous les couples qui souhaitent recourir au don de sperme ou d'ovocytes aient un entretien avec un(e) psychologue. Cet entretien n'a aucun but normatif. Il cherche simplement à offrir au couple une autre vision que biologique et médicale aux questions que posent le recours à l'Assistance Médicale à la Procréation avec don de sperme ou d'ovocytes.

Déclaration conjointe au recours à un tiers donneur de gamètes devant le Président du Tribunal de Grande Instance ou un Notaire : les couples décidant de consentir au don de sperme ou d'ovocytes doivent en faire déclaration devant le Président du Tribunal de Grande Instance de leur choix ou devant un Notaire. Le Président de Tribunal de Grande Instance délègue généralement cette tâche à un Juge aux Affaires Familiales. Sa consultation est gratuite. La consultation d'un Notaire est payante.

Au cours de cet acte, les conjoints reconnaîtront en particulier:
- de l'impossibilité d'établir un lien de filiation entre l'enfant issu de la procréation et l'auteur du don d’ovocytes, ou d'agir en responsabilité à l'encontre de celui-ci;
- de l'interdiction d'exercer une action en contestation de filiation ou en réclamation d'état au nom de l'enfant, à moins qu'il ne soit soutenu que celui-ci n'est pas issu de la procréation médicalement assistée ou que le consentement a été privé d'effet;
- des cas où le consentement est privé d'effet;
- de la possibilité de faire déclarer judiciairement la paternité hors mariage de celui qui, après avoir consenti à l'assistance médicale à la procréation, ne reconnaît pas l'enfant qui en est issu, et d'exercer contre lui une action en responsabilité de ce chef.

Actuellement la gestion du don d’ovocytes s'effectue soit au niveau du centre clinique seul, soit en collaboration avec un organisme extérieur spécialisé (laboratoire de FIV ou CECOS) travaillant avec plusieurs centres cliniques, autorisant ainsi une répartition des tâches et un échange plus large des ovocytes.