Qui peut donner et pour qui?

Vous pouvez faire un don d’ovocytes si:

· vous avez au moins un enfant,

· vous êtes âgée de moins de 37 ans

· vous êtes en bonne santé

Les ovocytes sont donnés à des couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant soit parce que la femme, bien que jeune, n’a pas naturellement d’ovocytes, soit parce que ses ovocytes présentent des anomalies, soit parce que, pour la soigner d’une maladie grave, elle a subi un traitement qui a détruit ses ovocytes. Ils peuvent également être destinés à des couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à l’enfant. Dans tous les cas, un encadrement médical est indispensable et le couple receveur doit être en âge de procréer.

Après leur prélèvement, les ovocytes sont mis en fécondation in vitro pour ces couples déjà engagés dans une démarche d’assistance médicale à la procréation.

Le don d'ovocytes peut être indiqué soit en cas de stérilité féminine par absence d'ovulation (due à des anomalies congénitales, ablation des ovaires, ménopause précoce, cancer . Soit quand la patiente est porteuse d'une anomalie génétique qu'elle risque de transmettre à l'enfant.

Le don d'ovocyte est autorisée en France et est régi en France par la loi de bioéthique du 29 juillet 1994 dans les CECOS. En France les donneuses sont encore très rares et les couples qui ne trouvent pas de donneuse peuvent attendre assez longtemps (2 à 5ans). Trouver une donneuse permet de remonter dans la liste d'attente ou d'avoir la chance de recevoir un don un jour.

En France le don de la donneuse permettra au couple de réduire considérablement cette attente. Seulement 50 % des couples receveurs se voient attribuer des ovocytes. La liste des couples receveurs en attente d'attribution d'ovocytes est en augmentation exponentielle : 105 en 1994, 441 en 1997.

En Ukraine ou le don d’ovocytes est aussi légal que la maternité de substitution. Il ne faut pas attendre depuis longtemps pour trouver une donneuse car il n’y a pas de manque d’elles. Cette pratique est répandue parmis les femmes ukrainiennes. Les cliniques ont des banques de données sur les donneuses dont la quantité augmente constamment.