La technique

La receveuse commence un traitement hormonal (oestradiol et progestérone) pour créer les conditions optimales de préparation de l'endomètre pour une grossesse. Le transfert s’effectue par les voies naturelles avec un cathéter adéquat.

Les ovocytes recueillis sont immédiatement mis en présence des spermatozoïdes préparés du conjoint de la receveuse préalablement choisie pour obtenir un embryon. Ces spermatozoïdes proviennent de sperme frais ou conservé par congélation.

Certaines altérations de paramètres spermatiques peuvent nécessiter le recours à la microinjection.

Si les sérologies de contrôle de la donneuse (marqueurs du SIDA, des hépatites B et C, et du cytomégalovirus si celui-ci était primitivement négatif) ne sont pas modifiées par rapport à ses sérologies initiales ayant permis son acceptation, les embryons obtenus sont:

- soit transférés chez la receveuse concernée en cycle synchronisé;
-  soit cryoconservés pour un cycle ultérieur.

Dix et douze jours après le transfert, un dosage hormonal est réalisé pour déterminer l’existence ou non d’une implantation, c’est à dire d’un début de grossesse pour adapter thérapeutique et surveillance.

Les résultats

Dans le cas des dons d'ovocytes pour ménopause précoce, en dehors des patientes traitées par chimio ou radiothérapie, les taux de succès sont de l'ordre de 30 à 50 % de grossesse évolutive par transfert dans les études internationales.

En cycle différé, le taux de grossesse est en moyenne de 20 % par transfert.

Les résultats en France sont difficiles à connaître car les premiers transferts issus de l'obligation de congélation sont récents et non rapportés. Pourtant depuis l’exercice du don d’ovocytes en France, jusqu’à la fin de l’année 2004, plus de 500 enfants sont nés grâce à cette technique.