FAQ
A quoi sert le don d'ovocyte?
Le don est un geste de coeur. Il permet à des couples, dont l'épouse est prématurément ménopausée, ou atteinte de troubles de la fertilité, d'avoir des enfants. C'est pouvoir à nouveau espérer le bonheur.
Quelle est la différence entre dons anonymes et dons non anonymes?
Un don anonyme signifie que le couple receveur ne connaîtra pas l'identité de la donneuse. Ce qui n'est pas le cas du don non anonyme : la donneuse pourra voir l'enfant et l'enfant saura peut-être un jour qu'elle est sa mère génétique.
Pourquoi y a-t-il des dons anonymes et des dons non anonymes?
Les dons non anonymes ne sont pas autorisés par le droit français. Ils le sont par contre dans d'autres pays d'Europe.
Qu'est-ce qu'un C.E.C.O.S.?
C'est le lieu, en milieu hospitalier français, où les donneurs et les receveurs se rendent sans jamais se rencontrer. Le terme exact est : « Centre d'Etude et de Conservation d'Oeufs et de Sperme humains ».
Y a-t-il des effets indésirables ?

Dans les heures ou les jours qui suivent le prélèvement, la donneuse peut ressentir une sensation de pesanteur ou des douleurs pelviennes et constater de légers saignements. Ces effets secondaires sont liés à la fois à la stimulation et au prélèvement. Ils sont sans gravité et ne durent pas.
Après le don d'ovocytes existe-t-il des risques de complications ?
Dans certains cas, ces effets indésirables peuvent persister ou s’intensifier en raison d’une réponse excessive des ovaires à la stimulation (syndrome d’hyperstimulation). Dans des cas très exceptionnels, l’hyperstimulation est plus sévère et se traduit par une prise de poids rapide, des troubles digestifs et parfois une gène respiratoire. Ces signes doivent conduire la donneuse à contacter sans attendre le centre qui l’a suivie pour le don ou un service d’urgences. Elle sera immédiatement prise en charge. D’autres complications peuvent etre liées au geste chirurgical de prélèvement (hémorragie, infection, problème anesthésique…),
mais sont rarissimes.
Le suivi médical continuet- il après le don ?
A l’issue du don, l’équipe médicale et paramédicale propose aux donneuses un suivi de leur etat de santé. Elles doivent, de toutes façons, comme toutes les autres femmes, consulter régulièrement un médecin pour leur suivi gynécologique. Une fois le prélèvement des ovocytes effectué, l’équipe médicale continue d’être présente aux côtés de la donneuse.
Et la contraception ?
Dès le declenchement de l’ovulation, il est recommandé d’utiliser une contraception mécanique (préservatifs) jusqu’aux prochaines régles, sauf si un stérilet a été laissé en place. Le mode de contraception antérieur pourra etre repris dès le premier jour des régles suivant le don d'ovocytes.
Le système français (gratuité des dons) est-il adapté au don d'ovocyte, qui impose aux donneuses un protocole assez contraignant et un peu douloureux ?
La loi de bioéthique française pose le principe de la gratuité du don de tous les éléments du corps humain. Certains de ces dons gratuits peuvent être contraignants voir très risqués comme le don du rein ou d'un lobe hépatique. Pourquoi faudrait-il faire une exception pour les ovocytes ? De plus la loi permet la prise en charge des frais inhérents à cette démarche (médicaments, consultations, mais aussi transport, garde d'enfants, etc.).
En Espagne, pays souvent cité en exemple, ainsi qu’en Ukraine la donneuse reçoit une indemnisation de 900€ environ. On pourrait imaginer une compensation qui ne serait pas très éloignée quand ce serait justifié. Les systèmes français ne sont pas si opposés s'ils ne cherchent pas à exploiter les femmes... En fait, ce qui différencie le système français , ce n'est pas tant la gratuité (que les donneuses françaises ne remettent pas en question) que la mise en œuvre de ce type de PMA.
En Ukraine, par exemple, les centres qui prennent en charge les donneuses disposent des moyens nécessaires.
La France n'a pas fait ce choix de société. En France plus de 150 donneuses ont été reçues depuis 2005 : ceci s'est fait au prix d'un très gros investissement, d'une forte motivation des équipes cliniques et biologiques mais aussi malheureusement au détriment d'autres activités ! En France, la vingtaine de centres agréés se débrouille comme elle peut.



